Prostitution : une proposition de loi matriarcale, condescendante et faussement compassionnelle

Les socialistes ont parfois de la suite dans les idées. La proposition de loi « renforçant la lutte contre le système prostitutionnel », consultable sur le site de l’Assemblée Nationale http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion1437.asp reprend dans ses grandes lignes une mission d’information conduite en 2011 par une ancienne députée socialiste, Danielle Bousquet, actuellement présidente du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. Le nom de ce Xème comité Théodule, installé en début d’année par Najat Vallaud-Belkacem, suffit à indiquer l’orientation des travaux qui y sont menés.
La lecture des motifs de la proposition de loi confirme, hélas, l’étroitesse d’esprit de ses rédacteurs. Ils reprennent, pour l’essentiel, des points qui avaient été relevés à l’époque, dans l’ordre suivant :
- Les prostitué(es) sont à 85% des femmes, 99% des clients sont des hommes. Ils s’agit donc d’un « phénomène sexué »
- Actuellement, près de 90% des prostitué(es) sont d’origine étrangère, ce qui « démontrent l’emprise croissante des réseaux de traite sur la prostitution ».
- Enfin, les prostitué(es) sont « victimes de violences particulièrement graves qui portent atteinte à leur intégrité physique et psychique ».
Une fois ces « constats » posés, qu’aucune étude sérieuse ne vient étayer, les promoteurs de ce projet en tirent les propositions suivantes :
- L’article 1 veut imposer un flicage supplémentaire d’Internet : les fournisseurs d’accès seront tenus de bloquer les sites qui « contreviennent à la loi française en matière de proxénétisme ». Il reste muet, cependant, sur la possibilité de caractériser l’infraction. Et pour cause : je vois mal un maquereau s’afficher comme tel sur Internet… Voilà pour le premier volet bêtement répressif.
- Les articles 2 à 14 suggèrent de mieux coordonner les services qui oeuvrent en faveur des victimes de la prostitution et d’améliorer leur « réinsertion », notamment en instaurant des programmes de protection et d’assistance, ainsi qu’une facilité d’accès aux cartes de séjour pour les prostitué (es) d’origine étrangère. Ce volet est plus constructif que le précédent, mais il repose sur le postulat qu’un(e) prostitué(e) est nécessairement une victime. Qu’en savent réellement les auteurs de ce texte, qui n’ont jamais du parler avec un(e) prostitué(e) de leur vie ?
- Les articles 14 et 15 s’inquiètent de la prostitution étudiante, mais sans s’attaquer aux causes de celle-ci, la pauvreté. Ce chapitre manque donc (une fois encore) sa cible.
- Les articles 16 et 17 sont les plus imbéciles : ils visent à créer une « interdiction d’achat d’acte sexuel », punissable d’une contravention et d’un stage de « sensibilisation aux conditions d’exercice de la prostitution ». Outre le fait que l’infraction soit difficile à caractériser en dehors d’une dénonciation ou d’un voyeurisme assumé de la part des forces de l’ordre, cette « interdiction » va renforcer, une fois encore, la clandestinité de celles et ceux qui exercent cette activité.
Et, une fois encore, punir les hommes (99% des clients, paraît-il).
Y a t’il quelqu’un, dans ce pays, capable de proposer les bonnes solutions ? Créer un statut de travailleur indépendant pour les prostitué(es), avec un suivi médical et psychologique, permettrait à celles et ceux qui souhaitent réellement exercer cette activité de le faire en sécurité. En contrepartie, lutter plus efficacement contre les trafiquants et proxénètes en tout genre. Laisser les gens tranquilles, d’une manière générale. En particulier les hommes, qui seront bientôt, à ce rythme là, une minorité opprimée comme l’a été trop longtemps, et l’est encore sur certains points, la gente féminine.
Ce n’est pas en discriminant de chaque côté que l’on parviendra à l’égalité.
Cette société familiale a un passé glorieux : deuxième constructeur français depuis son alliance avec Citroën et le rachat de Chrysler dans les années 1970, la firme possédait il y a peu une image de fiabilité de fabrication alliée à un sens certain de l’innovation. Elle a surfé sur la vogue du diésel dans les années 1980 et proposé des gammes de véhicules fabriqués essentiellement en France. Mais, depuis dix ans, Peugeot n’a pas su s’adapter aux demandes des consommateurs : elle a raté le train du low cost et, malgré plusieurs tentatives, est restée en marge des alliances qu’ont su construire la plupart de ses concurrents, comme Renault avec Nissan. Ses produits vieillissants ne séduisent plus, les licenciements se succèdent au rythme de la chute des ventes, tant en France que dans le reste de l’Europe. Depuis quelques jours, les rumeurs vont bon train autour d’un rachat partiel par un constructeur chinois, Dongfeng, voire d’une participation de l’État au capital.
L’Alsacienne de constructions atomiques, de télécommunications et d’électronique a été leader mondial dans plusieurs domaines comme les réseaux optiques, les commutateurs téléphoniques ou l’infrastructure mobile. Le choix, en 1995, de désigner Serge Tchuruk comme PDG va précipiter la société dans une spirale infernale de fusions, d’acquisitions, de cessions de filiales et de fermetures d’usines. La décision de Tchuruk de racheter l’équipementier américain Lucent en 2006 va plonger le groupe dans un déclin irréversible : depuis six ans, le groupe perd de l’argent et accumule les plans sociaux. Le dernier en date prévoit la fermeture de l’usine d’Orvault, en Loire Atlantique, qui emploie 900 personnes. L’actuel directeur du groupe, Michel Combes, évoque même un risque de « disparition » de l’ex-fleuron du savoir-faire français.
Jusque dans les années 1950, la Bretagne était une région pauvre. La volonté politique de l’État et la mécanisation de l’agriculture l’a métamorphosée depuis, au point que la région est devenue une des places fortes en Europe de l’industrie agroalimentaire. La société Louis Gad naîtra en 1956 et deviendra au fil du temps un groupe spécialisé dans l’abattage et la découpe du porc, qui employait 2500 salariés en 2010. Le rapprochement puis la vente de l’entreprise à la CECAB, une coopérative plus connue par le nom commercial d’Aucy, lui sera fatal. 800 emplois disparaîtront en 3 ans et le 22 février 2013 Gad sera placé en redressement judiciaire. La concurrence internationale et la baisse de production ont rendu le groupe déficitaire depuis 2008 ; l’absence d’investissement et de stratégie des ventes ont contribuent à plomber les ventes. Un plan de continuation, présenté par l’actuelle direction en l’absence de repreneur, prévoit de fermer le site historique de Lampaul-Guimiliau, qui emploie encore 800 salariés dans une ville de 2000 habitants et un autre site plus petit. Près de la moitié des postes de travail de la société devraient ainsi disparaître, sans compter les emplois induits. 






